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Il m’aurait répondu qu'il devait aller à "Rillita" (terres situées au
sud de Tucson sur la Santa Cruz destinées aux colons.) pour
emprunter de l'argent, et m'a invitée à venir avec lui. Il a
raconté qu'il fredonnait tranquillement une sorte de mélodie à
notre retour, quand, tout à coup je l'aurais frappé sans raison
sur la tête par derrière. Il a pris mon chapeau et m'a dit de sortir
du chariot parce qu’il ne voulait pas être frappé sur la tête
quand il conduit les mules.
Je serais sortie immédiatement de la voiture, en
refusant ses demandes répétées pour revenir dans le chariot.
Enfin, il a dit qu'il enverrait le shérif pour me ramener à Tucson. Il
se serait même préoccupé de ma sécurité, en allant au ranch
voisin prendre des dispositions pour que je puisse être ramenée.
L'acte de divorce
De retour à Tucson, il a dit au juge de paix Charles H. Meyer ce
qui était arrivé et lui a demandé conseil.
Meyer lui a conseillé de ne pas rentrer chez nous ce soir-là car je
pourrais lui planter ou lui lancer un couteau….
Le lendemain, Meyer a envoyé quelqu'un pour aller avec lui
mettre ses biens hors de la maison.
Il m'accusait d'avoir des humeurs changeantes, puisque j'avais
initialement accepté la suggestion de février 1873 de nous
séparer, mais, je serais rapidement revenue sur cette
proposition.
Il a ensuite demandé à Mc Caffry d’établir l'acte de divorce, en
acceptant un grand nombre de mes demandes, que nous avons

